Le programme d’enseignement de spécialité d’histoire des arts institue trois questions limitatives, qui s’inscrivent dans les trois thématiques : un artiste en son temps ; arts, ville, politique et société ; objets et enjeux de l’histoire des arts. Elles sont définies et renouvelées par publication au Bulletin officiel de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports.
Pour l’année scolaire 2025-2026, la question retenue pour la thématique "arts, ville, politique et société" est la suivante : "Paris, capitale des arts, première moitié du XXe siècle".
Le portail Histoire des arts vous propose une sélection de ressources pour alimenter vos connaissances et votre réflexion sur le sujet.
L'École de Paris
L'École de Paris désigne l'ensemble des artistes français, mais surtout étrangers qui se sont installés à Paris au début du XXe siècle pour créer, évoluant entre Montmartre et Montparnasse. Ils sont à l'origine de mouvements tels que le fauvisme, le cubisme, le surréalisme, etc. et participent au rayonnement mondial de Paris.
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Cinq fiches thématiques mettent en lumière les trajectoires humaines et créatives de ces jeunes artistes qui, fuyant les pogroms de l’Empire russe ou cherchant un contexte libre et moderne, convergent vers Paris dès le tournant du 20e siècle : Marc Chagall, Chaïm Soutine, Amedeo Modigliani, Chana Orloff... Des activités pour les élèves permettent d’approfondir les thématiques de l'exil, des artistes pendant la Grande guerre, des femmes artistes.
https://mahj.org/sites/default/files/2022-01/dp_chagall_modigliani_soutine.paris_pour_ecole.pdf -
Le Musée d'Orsay propose une série « Orsay en mouvements » tournée au sein des collections du musée. Cette courte vidéo présente l'Ecole de Paris, qui regroupe des artistes étrangers travaillant, au début du XXème siècle, à Paris. La stylisation des formes et le travail sur la couleur caractérisent cette peinture.
https://youtu.be/IGZ-hrqgeeI -
Cette conférence enregistrée du Musée national de l'histoire de l'immigration permet d’écouter l’intervention de Sophie Krebs sur la part qui revient à l’artiste étranger dans l’art français et dans la vie artistique parisienne des années 20 et 30, et en particulier au sein du mouvement appelé l’École de Paris. Cette conférence a eu lieu dans le cadre de l’exposition « 1931, les étrangers en France » le 13 mai 2008.
https://www.histoire-immigration.fr/agenda/2010-10/etrangers-immigres-les-artistes-de-l-ecole-de-paris
(d'après www.histoire-immigration.fr)
Montmartre et Montparnasse
Montmartre et Montparnasse sont deux foyers de création qui vont se succéder et où se manifeste la "vie de bohème", souvent miséreuse, mais aussi joyeuse.
Le mythe de Montmartre apparaît déjà au dernier quart du XIXe siècle avec les impressionnistes. Montmartre devient un lieu de rencontre pour les artistes, mais également un sujet pour les peintres.
Au tout début du XXe siècle, c'est le Bateau-Lavoir, situé en plein cœur de Montmartre, qui accueille les artistes tels que Picasso, Van Dongen, Modigliani, Derain ou encore le poète Apollinaire. Les cafés et les cabarets de la butte, comme le Lapin agile par exemple, sont des lieux d'échanges avec les écrivains, les journalistes ou les marchands d'art.
Petit à petit, les peintres d'avant-garde délaissent Montmartre, traverse la Seine et rejoignent un autre mont, le Montparnasse. Le Bateau-Lavoir fait place à La Ruche, et les rencontres se font désormais au Dôme, à la Rotonde, la Coupole, la Closerie des Lilas ou encore au Bal Bullier.
« La Ruche, on y crève ou on en sort célèbre » - Chagall
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Toutes les générations d’artistes se sont intéressées aux tsiganes. Et chacun de faire renaître une culture vivante et foisonnante. Comme tout récit, celui-ci n'échappe pas aux fantasmes (la séduction des femmes...), au pittoresque (la lecture des cartes, le vol, le musicien...), à la mode (le romantisme). Sur la route ou dans une mansarde-atelier, le rire se mêle aux larmes, la mélancolie côtoie la sensualité, les arts se rencontrent. Artistes et tsiganes représentent la Liberté.
https://panoramadelart.com/sites/default/files/dossier-pedagogique/2013-DP_bohemes.pdf -
Reportage sur "la Ruche", cité d'artistes du quartier Vaugirard, un des hauts lieux de la création artistique du début du siècle.
https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/i00008900/la-ruche -
La web-série « Pionniers, Pionnières » vous invite à découvrir les artistes de la collection du Centre Pompidou qui ont inventé de nouvelles manières de créer des œuvres.
Deux minutes pour plonger dans les créations audacieuses de dix femmes et hommes qui ont marqué l’art du 20e siècle !
Dans cet épisode : « Le Bal Bullier », Sonia Delaunay représente les danseurs vêtus de vêtements simultanés c’est à dire qui sont tout à la fois et en même temps lumière, mouvement, forme et couleur. Le format du tableau, tout en longueur, contribue à en faire une œuvre pionnière d’un art cinétique qui intègre le mouvement du spectateur.
https://www.centrepompidou.fr/fr/videos/video/pionniers-pionnieres/sonia-delaunay-le-bal-bullier-1913
Les Années folles
Les Années folles sont ces dix années entre la fin de la Première Guerre mondiale et la crise de 1929 et dont le nom évoque la joie et l'exubérance de la vie mondaine et artistique du Paris de cette époque.
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Les Années folles évoquent une frénésie de rythmes, de couleurs, de coiffures et de robes courtes, une explosion de joie après la tragédie totale que fut la première guerre mondiale. La décennie 1919-1929 donne également lieu à une formidable production artistique, avec une multitude de créations littéraires, plastiques, architecturales, qui marqueront le siècle. La période voit la naissance du mouvement Dada et du surréalisme. Sous les éclats de rire et les fêtes sans fin, on perçoit déjà la fêlure, le désenchantement face à une modernité qui terrorise autant qu’elle enchante. Et bientôt, les aspirations à l’ordre et à la revanche annonceront les totalitarismes et la guerre.
https://mooc-culturels.fondationorange.com/enrol/synopsis/index.php?id=337
Grâce aux vidéos, aux diaporamas et aux ressources complémentaires, imprégnez-vous des formes artistiques qui émergent à cette période. À votre tour, prenez la plume ou le crayon et participez aux activités proposées.
Le MOOC vous est proposé par la Rmn-Grand Palais, avec le soutien de la Fondation Orange. -
Deux places mythiques de la nuit parisienne ponctuent le boulevard de Clichy, qui sert de déambulatoire à la butte Montmartre : la place Blanche et la place Pigalle. Deux artistes, Pierre Sicard et Marcel Gromaire dépeignent le quartier de Pigalle, symbole du luxe de la nuit, entre insouciance et mystère.
https://histoire-image.org/etudes/annees-folles







